{"id":801,"date":"2008-10-07T23:46:08","date_gmt":"2008-10-07T21:46:08","guid":{"rendered":"http:\/\/guy.pastre.eu\/?page_id=801"},"modified":"2010-09-11T02:08:43","modified_gmt":"2010-09-11T00:08:43","slug":"lorsque-vous-demarrez-votre-ordinateur-vous-vous-engagez-politiquement","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/guy.pastre.org\/?page_id=801","title":{"rendered":"Politique et logiciels libres"},"content":{"rendered":"<p><strong><a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.hinduonnet.com\/fline\/fl2510\/stories\/20080523251008900.htm\">A new wave of freedom<\/a><\/strong><em> : V. Sasi Kumar &#8211; Mai 2008 &#8211; Frontline Magazine (India)<br \/>\nCet article (et sa traduction par Framasoft) est publi\u00c3\u00a9 sous licence <a hreflang=\"fr\" href=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-sa\/2.5\/deed.fr\">Creative Commons Attribution Share Alike 2.5<\/a>.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">************************<\/p>\n<p><strong><\/strong><strong>Lorsque vous d\u00c3\u00a9marrez votre ordinateur vous vous engagez politiquement !<\/strong><\/p>\n<p>\u00c2\u00ab Mais que fais-tu donc derri\u00c3\u00a8re ton ordinateur ? \u00c2\u00bb est une question qui me revient assez souvent. Lorsque je dispose d&rsquo;un peu de temps devant moi il m&rsquo;arrive de r\u00c3\u00a9pondre d&rsquo;aplomb : \u00c2\u00ab Je participe \u00c3\u00a0 la prochaine r\u00c3\u00a9volution ! \u00c2\u00bb.<\/p>\n<p>C&rsquo;est vrai apr\u00c3\u00a8s tout. Tant qu&rsquo;\u00c3\u00a0 y passer du temps autant que ce soit pour une bonne raison \ud83d\ude09<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00c3\u00a9videmment une boutade \u00c3\u00a0 la limite de la provocation mais elle a le m\u00c3\u00a9rite de piquer la curiosit\u00c3\u00a9 de mon interlocuteur. Et alors de lui \u00c3\u00a9voquer en vrac le logiciel libre, son mouvement, sa culture, ses extensions du domaine comme Wikip\u00c3\u00a9dia, Creative Commons, <a hreflang=\"fr\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Public_Library_of_Science\">PLoS<\/a>, etc.<\/p>\n<p>Bref, en gros, tout ce que contient cette nouvelle traduction (by Olivier et Daria from Framalang Institute). C&rsquo;est un article <em>exotique<\/em> puisqu&rsquo;il nous vient d&rsquo;Inde. Mais il m&rsquo;est plus familier que bon nombres d&rsquo;articles de mes propres compatriotes. En imaginant qu&rsquo;il y ait des V. Sasi Kumar dans tous les pays du monde, il y a de quoi \u00c3\u00aatre optimiste&#8230;<\/p>\n<p><em>Cr\u00c3\u00a9dit photo : <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/flickr.com\/photos\/meanestindian\/395119169\/\">Vibrantly Rabari<\/a> par Meanest Indian (Creative Commons By)<\/em><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" style=\"margin: 0pt auto; display: block;\" src=\"http:\/\/www.framablog.org\/public\/divers\/photos\/vibrantly-rabari_meanest-indian_cc-by.jpg\" alt=\"Vibrantly Rabari - Meanest Indian - CC by\" \/><\/p>\n<h2><strong>Une nouvelle vague de libert\u00c3\u00a9<\/strong><\/h2>\n<p><strong><a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.hinduonnet.com\/fline\/fl2510\/stories\/20080523251008900.htm\">A new wave of freedom<\/a><\/strong><\/p>\n<p><em>V. Sasi Kumar &#8211; Mai 2008 &#8211; Frontline Magazine (India)<\/em><\/p>\n<p>Le nouveau mouvement de libert\u00c3\u00a9, dans les logiciels, le savoir, la publication et le commerce va compl\u00c3\u00a8tement bouleverser notre mani\u00c3\u00a8re de penser, de faire les choses et d&rsquo;interagir.<\/p>\n<p><em>\u00c2\u00ab Toute action qui est dict\u00c3\u00a9e par la peur ou par la contrainte de quelque nature que ce soit cesse d&rsquo;\u00c3\u00aatre morale \u00c2\u00bb<\/em><br \/>\n<em>Mahatma Gandhi<\/em><\/p>\n<p>Politiquement, nous ne jouissons pas de certaines libert\u00c3\u00a9s que nous m\u00c3\u00a9ritons. Une nouvelle vague de mouvements pour la libert\u00c3\u00a9, pour rendre concr\u00c3\u00a8tes ces libert\u00c3\u00a9s, balaie actuellement le monde, un mouvement qui modifiera notre fa\u00c3\u00a7on de penser, notre fa\u00c3\u00a7on de faire les choses et notre mani\u00c3\u00a8re d&rsquo;interagir. Il a pris sa source aux \u00c3\u2030tats-Unis et vise \u00c3\u00a0 lib\u00c3\u00a9rer les gens des serres des monopoles capitalistes. Ici le r\u00c3\u00b4le de Gandhi est jou\u00c3\u00a9 par une personne extraordinaire qui porte les cheveux longs et a une longue barbe, un homme qui r\u00c3\u00a9pond au nom de Richard Mathew Stallman, qui rejette avec \u00c3\u00a9nergie toute comparaison \u00c3\u00a0 Gandhi ou Nelson Mandela.<\/p>\n<p>Gandhi disait \u00c2\u00ab Tant que nous ne sommes pas compl\u00c3\u00a8tement libres nous sommes des esclaves \u00c2\u00bb. L&rsquo;\u00c3\u00a9volution des technologies a permis \u00c3\u00a0 l&rsquo;humanit\u00c3\u00a9 de jouir d&rsquo;une plus grande libert\u00c3\u00a9. Cependant, des int\u00c3\u00a9r\u00c3\u00aats particuliers, avec l&rsquo;aide des l\u00c3\u00a9gislateurs, parviennent maintenant \u00c3\u00a0 emp\u00c3\u00aacher la soci\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 de jouir de cette libert\u00c3\u00a9. Par exemple, avec l&rsquo;av\u00c3\u00a8nement des ordinateurs et d&rsquo;Internet, les donn\u00c3\u00a9es, les informations et la connaissance peuvent \u00c3\u00aatre transmises instantan\u00c3\u00a9ment \u00c3\u00a0 la condition que des deux c\u00c3\u00b4t\u00c3\u00a9s il y ait ordinateur raccord\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 Internet. Toutefois, certaines de nos lois con\u00c3\u00a7ues pour une \u00c3\u00a8re d\u00c3\u00a9pass\u00c3\u00a9e emp\u00c3\u00aachent les peuples de profiter pleinement de cette technologie.<\/p>\n<p>Le nouveau mouvement de libert\u00c3\u00a9 parvient \u00c3\u00a0 se frayer un chemin autour de ces lois. Et, de fa\u00c3\u00a7on int\u00c3\u00a9ressante, ce mouvement n&rsquo;est men\u00c3\u00a9 par aucun parti politique ni aucun activiste politique, mais bien par des programmeurs informatiques (ou hackers). Voyons de quelles mani\u00c3\u00a8res nos libert\u00c3\u00a9s sont r\u00c3\u00a9duites et par quels moyens nous pouvons les reconqu\u00c3\u00a9rir m\u00c3\u00aame au sein du paradigme actuel.<\/p>\n<p>Lorsque vous d\u00c3\u00a9marrez votre ordinateur vous vous engagez politiquement. Cela peut vous paraitre absurde de chercher un aspect politique \u00c3\u00a0 une chose aussi triviale. Mais c&rsquo;est l\u00c3\u00a0 un fait. A l&rsquo;aube de l&rsquo;informatique, ce sont les utilisateurs qui \u00c3\u00a9crivaient leurs propres programmes et se les \u00c3\u00a9changeaient selon leurs besoins. Personne alors ne d\u00c3\u00a9tenait de droit exclusif sur ces programmes. A l&rsquo;\u00c3\u00a9poque les ordinateurs \u00c3\u00a9taient imposants et chers, ils occupaient souvent une salle enti\u00c3\u00a8re mais \u00c3\u00a9taient bien moins puissants que les PC d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, m\u00c3\u00aame les plus petits. A mesure que la technologie a \u00c3\u00a9volu\u00c3\u00a9 les ordinateurs sont devenus plus petits et aussi plus puissants.<\/p>\n<p>C&rsquo;est vers le d\u00c3\u00a9but des ann\u00c3\u00a9es 80 que les fabricants d&rsquo;ordinateurs ont commenc\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 imposer ce qu&rsquo;on appelait des accords de dissimulation aux programmeurs qu&rsquo;ils engageaient pour \u00c3\u00a9crire les logiciels. Ces accords interdisaient aux d\u00c3\u00a9veloppeurs de r\u00c3\u00a9v\u00c3\u00a9ler le code source de leurs programmes <em>(NdT : leur secret de fabrication)<\/em>. Et ainsi les logiciels sont devenus un produit que les utilisateurs doivent payer. \u00c3\u2030videmment, certains utilisateurs ont continu\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 \u00c3\u00a9crire des programmes pour leurs propres besoins, et ils continuent encore aujourd&rsquo;hui, mais les logiciels <em>tout-pr\u00c3\u00aats<\/em> sont devenus accessibles en \u00c3\u00a9change d&rsquo;un paiement et les utilisateurs d&rsquo;ordinateurs se sont mis \u00c3\u00a0 les utiliser de plus en plus.<\/p>\n<h3><strong>Les logiciels pour tous<\/strong><\/h3>\n<p>C&rsquo;est en r\u00c3\u00a9action \u00c3\u00a0 cette marchandisation du logiciel que Richard Stallman, alors employ\u00c3\u00a9 du Laboratoire d&rsquo;Intelligence Artificielle du Massachusetts Institute of Technology (MIT), a d\u00c3\u00a9cid\u00c3\u00a9 de cr\u00c3\u00a9er un syst\u00c3\u00a8me d&rsquo;exploitation (ou OS pour operating system) et des programmes qui rendraient aux utilisateurs la libert\u00c3\u00a9. Il croyait que les logiciels sont comme la connaissance (il les compare souvent \u00c3\u00a0 des recettes de cuisine) et que comme la connaissance les logiciels ne devraient pas \u00c3\u00aatre la propri\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 d&rsquo;une personne ou d&rsquo;un organisme. Ils devraient appartenir \u00c3\u00a0 l&rsquo;humanit\u00c3\u00a9 toute enti\u00c3\u00a8re.<\/p>\n<p>Stallman a \u00c3\u00a9crit : \u00c2\u00ab De quoi \u00c3\u00a0 donc besoin la soci\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 ? Elle a besoin d&rsquo;informations qui sont r\u00c3\u00a9ellement disponibles aux citoyens, par exemple des programmes que des gens peuvent lire, r\u00c3\u00a9parer, adapter et am\u00c3\u00a9liorer, pas seulement utiliser. Mais en g\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9ral les propri\u00c3\u00a9taires des logiciels ne fournissent qu&rsquo;une bo\u00c3\u00aete noire qu&rsquo;on ne peut ni \u00c3\u00a9tudier ni modifier. La soci\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 a \u00c3\u00a9galement besoin de libert\u00c3\u00a9. Quand un programme est poss\u00c3\u00a9d\u00c3\u00a9, les utilisateurs perdent la libert\u00c3\u00a9 de contr\u00c3\u00b4ler une partie de leur propre vie. \u00c2\u00bb (<a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.gnu.org\/philosophy\/why-free.html\">source<\/a>)<\/p>\n<p>Stallman a initi\u00c3\u00a9 un projet nomm\u00c3\u00a9 GNU pour cr\u00c3\u00a9er des logiciels libres et il a d\u00c3\u00a9cid\u00c3\u00a9 de fa\u00c3\u00a7onner son OS libre d&rsquo;apr\u00c3\u00a8s Unix qui \u00c3\u00a9tait alors tr\u00c3\u00a8s populaire. Unix \u00c3\u00a9tait un OS propri\u00c3\u00a9taire qui pouvait g\u00c3\u00a9rer plusieurs utilisateurs simultan\u00c3\u00a9ment, il pouvait interconnecter les ordinateurs et \u00c3\u00a9tait tr\u00c3\u00a8s s\u00c3\u00a9curis\u00c3\u00a9. A l&rsquo;\u00c3\u00a9poque, de nombreux programmeurs avaient pris l&rsquo;habitude de baptiser un nouveau programme qui \u00c3\u00a9tait similaire \u00c3\u00a0 un autre pr\u00c3\u00a9-existant en cr\u00c3\u00a9ant un acronyme signifiant que ce n&rsquo;\u00c3\u00a9tait justement pas ce programme.<\/p>\n<p>Ainsi, par exemple, un nouvel \u00c3\u00a9diteur de texte similaire \u00c3\u00a0 l&rsquo;\u00c3\u00a9diteur existant Emacs se nommait Eine pour Eine Is Not Emacs <em>(NdT : Eine n&rsquo;est pas Emacs)<\/em>. De m\u00c3\u00aame, Stallman baptisa son syst\u00c3\u00a8me d&rsquo;exploitation GNU pour GNU is Not Unix. Il sera plus tard combin\u00c3\u00a9 avec le noyau Linux (la partie centrale d&rsquo;un OS) pour donner naissance au syst\u00c3\u00a8me d&rsquo;exploitation GNU\/Linux. Il existe maintenant plusieurs noyaux qui peuvent \u00c3\u00aatre utilis\u00c3\u00a9s avec GNU, comme FreeBSD, Open Solaris etc.<\/p>\n<p>\u00c2\u00ab Pour les logiciels libres ce qui importe est la libert\u00c3\u00a9, pas le co\u00c3\u00bbt. C&rsquo;est une question de libert\u00c3\u00a9, pas de prix. Le mot \u00ab\u00a0libre\u00a0\u00bb dans \u00ab\u00a0logiciel libre\u00a0\u00bb a une signification proche de celle dans libert\u00c3\u00a9 de parole, peuple libre ou pays libre et ne devrait \u00c3\u00aatre confondu avec une autre signification associ\u00c3\u00a9e \u00c3\u00a0 co\u00c3\u00bbt z\u00c3\u00a9ro. Il faut que vous voyez \u00ab\u00a0logiciel libre\u00a0\u00bb comme libre de fardeau, pas n\u00c3\u00a9cessairement libre de frais. Il faut le voir comme logiciel swatantra <em>(NdT : libre ou ind\u00c3\u00a9pendant en sanskrit)<\/em> \u00c2\u00bb pr\u00c3\u00a9cise la <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.fsf.org.in\/\">Free Software Foundation d&rsquo;Inde<\/a>. Les logiciels libres apportent quatre libert\u00c3\u00a9s aux utilisateurs :<\/p>\n<ol>\n<li>La libert\u00c3\u00a9 de les utiliser sur un nombre illimit\u00c3\u00a9 d&rsquo;ordinateurs pour n&rsquo;importe quelle t\u00c3\u00a2che ;<\/li>\n<li>La libert\u00c3\u00a9 de partager le logiciel dans votre cercle familial ou d&rsquo;amis ;<\/li>\n<li>La libert\u00c3\u00a9 d&rsquo;\u00c3\u00a9tudier et de modifier le logiciel ;<\/li>\n<li>La libert\u00c3\u00a9 de redistribuer les modifications.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>(NdT : toute la confusion entre libre et gratuit provient du double sens de \u00ab\u00a0free\u00a0\u00bb en anglais)<\/em><\/p>\n<p>La troisi\u00c3\u00a8me libert\u00c3\u00a9 implique que ce que l&rsquo;on appelle le code source (le texte compr\u00c3\u00a9hensible par l&rsquo;Homme) du programme devrait \u00c3\u00aatre mis \u00c3\u00a0 disposition de tout utilisateur souhaitant l&rsquo;obtenir. Mais on peut se demander ce que peuvent en faire les utilisateurs. Alors que la plupart d&rsquo;entre eux seraient certainement incapables de l&rsquo;\u00c3\u00a9tudier ou de le comprendre, sans m\u00c3\u00aame parler de le modifier, cette libert\u00c3\u00a9 permet \u00c3\u00a0 tout un chacun de demander \u00c3\u00a0 un programmeur de le modifier et permet \u00c3\u00a9galement aux programmeurs de par le monde au moins d&rsquo;\u00c3\u00a9tudier le programme pour v\u00c3\u00a9rifier que rien de ce qu&rsquo;il contient ne constitue une menace pour les utilisateurs. Concr\u00c3\u00a8tement, les soci\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9s et autres organisations peuvent modifier le programme pour qu&rsquo;il r\u00c3\u00a9ponde \u00c3\u00a0 leurs besoins.<\/p>\n<p>Stallman a rapidement d\u00c3\u00a9missionn\u00c3\u00a9 du MIT par crainte que le MIT revendique les droits sur son travail. Il \u00c3\u00a9tait quasiment une entreprise \u00c3\u00a0 un seul employ\u00c3\u00a9 lorsqu&rsquo;il a d\u00c3\u00a9marr\u00c3\u00a9 le projet GNU en 1984 mais des dizaines de milliers de personnes du monde entier l&rsquo;on rejoint ensuite. En 1985 il a lanc\u00c3\u00a9 la Free Software Foundation (FSF). Aujourd&rsquo;hui, en plus de la <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.fsf.org\/\">FSF<\/a> \u00c3\u00a0 Boston aux Etats-Unis on retrouve des <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.fsfeurope.org\/\">FSF en Europe<\/a>, en <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.fsf.org.in\/\">Inde<\/a> et en <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.fsa.org\/\">Am\u00c3\u00a9rique Latine<\/a>. Et les logiciels libres sont devenus suffisamment puissants, et populaires aussi, pour d\u00c3\u00a9fier la puissance de nombreuses entreprises de logiciels propri\u00c3\u00a9taires.<\/p>\n<h3><strong>Libre et populaire<\/strong><\/h3>\n<p>Par exemple, toutes les \u00c3\u00a9coles du Kerala n&#8217;emploient que des logiciels libres et tous les ordinateurs du gouvernement du Kerala sont en cours de migration vers les logiciels libres. Les \u00c3\u00a9coles de la province d&rsquo;Estr\u00c3\u00a9madure en Espagne en font de m\u00c3\u00aame. Mais bien avant eux la ville de Munich avait d\u00c3\u00a9j\u00c3\u00a0 d\u00c3\u00a9cid\u00c3\u00a9 de faire migrer tous ses ordinateurs vers des logiciels libres. De nombreuses entreprises et organismes gouvernementaux ont d\u00c3\u00a9j\u00c3\u00a0 effectu\u00c3\u00a9 la migration (comme ELCOT dans la Tamil Nadu) ou sont en train de le faire (comme le Kerala State Electricity Board par exemple). Bien que le gouvernement du Kerala ait adopt\u00c3\u00a9 une politique des TIC promouvant explicitement les logiciels libres, le gouvernement de l&rsquo;Inde n&rsquo;a pas encore pris une telle d\u00c3\u00a9cision. Esp\u00c3\u00a9rons que le gouvernement de l&rsquo;Inde \u00c3\u00a0 son tour proclame la libert\u00c3\u00a9 des logiciels.<\/p>\n<p>Les logiciels sont vraiment identiques \u00c3\u00a0 la connaissance comme l&rsquo;a d\u00c3\u00a9couvert Stallman. La ressemblance peut \u00c3\u00aatre \u00c3\u00a9tablie de mani\u00c3\u00a8re tr\u00c3\u00a8s d\u00c3\u00a9taill\u00c3\u00a9e. Plut\u00c3\u00b4t que d&rsquo;\u00c3\u00a9num\u00c3\u00a9rer tous les arguments on peut signaler qu&rsquo;un vaste ensemble de savoirs est disponible au format num\u00c3\u00a9rique et, pour un ordinateur, il n&rsquo;y a pas beaucoup de diff\u00c3\u00a9rence entre un programme et un savoir num\u00c3\u00a9ris\u00c3\u00a9 comme un fichier texte, une image ou une vid\u00c3\u00a9o. Dans ce cas il devrait \u00c3\u00aatre possible de lib\u00c3\u00a9rer aussi la connaissance, tout comme le projet GNU a lib\u00c3\u00a9r\u00c3\u00a9 les logiciels.<\/p>\n<p>En mars 2000, Jimmy Wales, un entrepreneur am\u00c3\u00a9ricain de l&rsquo;Internet, a lanc\u00c3\u00a9 Nupedia, une encyclop\u00c3\u00a9die en ligne dont le contenu est libre, le pr\u00c3\u00a9curseur du Wikip\u00c3\u00a9dia actuel. Le contenu de l&rsquo;encyclop\u00c3\u00a9die \u00c3\u00a9tait sous licence Nupedia Open Content License qui autorisait \u00c3\u00a0 n&rsquo;importe qui de la copier, modifier et distribuer mais qui d\u00c3\u00a9fendait quiconque d&rsquo;en faire payer le contenu. Le contenu \u00c3\u00a9tait r\u00c3\u00a9dig\u00c3\u00a9 par des volontaires dont les connaissances dans le domaine \u00c3\u00a9taient \u00c3\u00a9valu\u00c3\u00a9es par un comit\u00c3\u00a9 et le contenu \u00c3\u00a9tait soumis \u00c3\u00a0 r\u00c3\u00a9vision avant publication. Les co\u00c3\u00bbts de fonctionnement de Nupedia \u00c3\u00a9taient couverts par Bomis, une entreprise Internet que d\u00c3\u00a9tenait Wales.<\/p>\n<p>Mais le succ\u00c3\u00a8s de Wikip\u00c3\u00a9dia apporta un coup d&rsquo;arr\u00c3\u00aat \u00c3\u00a0 Nupedia en 2003. Une majorit\u00c3\u00a9 des contributeurs n&rsquo;\u00c3\u00a9taient pas satisfaits des lourdeurs du contr\u00c3\u00b4le \u00c3\u00a9ditorial exerc\u00c3\u00a9 sur les contributions et Stallman et la FSF \u00c3\u00a9taient en faveur d&rsquo;une plus grande libert\u00c3\u00a9 laiss\u00c3\u00a9e aux contributeurs. Par cons\u00c3\u00a9quent la FSF a lanc\u00c3\u00a9 une nouvelle encyclop\u00c3\u00a9die appel\u00c3\u00a9e GNUPedia en 2001. Mais comme Wales poss\u00c3\u00a9dait d\u00c3\u00a9j\u00c3\u00a0 le nom de domaine gnupedia.org elle a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 renomm\u00c3\u00a9e GNE (pour GNE is Not an Encyclopedia) sur la m\u00c3\u00aame id\u00c3\u00a9e que GNU.<\/p>\n<p>GNE a eu une vie plus courte encore, en partie \u00c3\u00a0 cause de son incapacit\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 d\u00c3\u00a9cider du poids du contr\u00c3\u00b4le \u00c3\u00a9ditorial mais surtout parce que Nupedia a lanc\u00c3\u00a9 Wikip\u00c3\u00a9dia en 2001 qui offrait une libert\u00c3\u00a9 totale et dont le contenu \u00c3\u00a9tait plac\u00c3\u00a9 sous la GNU Free Documentation Licence. Apparemment ce serait Stallman qui aurait le premier \u00c3\u00a9voqu\u00c3\u00a9 l&rsquo;id\u00c3\u00a9e d&rsquo;une encyclop\u00c3\u00a9die en ligne libre en 1999.<\/p>\n<p>M\u00c3\u00aame s&rsquo;il a lanc\u00c3\u00a9 GNE, depuis son \u00c3\u00a9chec, il supporte Wikip\u00c3\u00a9dia. Aujourd&rsquo;hui Wikip\u00c3\u00a9dia est l&rsquo;encyclop\u00c3\u00a9die la plus populaire avec plus de deux millions d&rsquo;articles rien que pour la langue anglaise et bien plus encore dans d&rsquo;autres langues. Parmi ces autres langues on en d\u00c3\u00a9nombre huit qui d\u00c3\u00a9passent les 300 000 articles chacune et huit autres encore qui d\u00c3\u00a9passent la barre des 100 000 articles chacune.<\/p>\n<p>On recense 254 langues du monde poss\u00c3\u00a9dant au moins une page Wikip\u00c3\u00a9dia. Les dialectes indiens ne sont pas bien repr\u00c3\u00a9sent\u00c3\u00a9s dans Wikipedia. Le premier est le telugu avec 38 000 articles, suivi par le bishnupriya manipuri avec 23 000 articles, le bengali (17 000), l&rsquo;hindi (16 500), le marathi (16 200) et le tamil (13 000). Aucun autre langage indien ne compte plus de 10 000 articles. Il est acquis maintenant que l&rsquo;encyclop\u00c3\u00a9die Malayalam, publi\u00c3\u00a9e par le gouvernement du Kerala, mettra tous ses articles sur Wikip\u00c3\u00a9dia.<\/p>\n<p>M\u00c3\u00aame s&rsquo;il est vrai que le nombre d&rsquo;utilisateurs d&rsquo;Internet ne repr\u00c3\u00a9sente qu&rsquo;un infime pourcentage de la population, ce pourcentage est amen\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 croitre et la disponibilit\u00c3\u00a9 de l&rsquo;information en langues indiennes sera certainement d&rsquo;une grande utilit\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 tous les Indiens, en Inde et \u00c3\u00a0 l&rsquo;\u00c3\u00a9tranger.<\/p>\n<p>Wikip\u00c3\u00a9dia est actuellement dirig\u00c3\u00a9e par une organisation \u00c3\u00a0 but non lucratif, la Wikimedia Foundation, gr\u00c3\u00a2ce aux contributions du public. D&rsquo;autres projets sont dans les cartons aujourd&rsquo;hui, comme Wikibooks, Wikinews et Wiktionary. Tous les documents, y compris le texte et les illustrations, sur tous ces sites peuvent \u00c3\u00aatre copi\u00c3\u00a9s, modifi\u00c3\u00a9s et utilis\u00c3\u00a9s librement \u00c3\u00a0 toute fin sans violer de lois du droit d&rsquo;auteur. C&rsquo;est r\u00c3\u00a9ellement la libert\u00c3\u00a9 du savoir.<\/p>\n<p>Un autre projet connexe est <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/wikimapia.org\/\">WikiMapia<\/a>. En reprenant une citation de Wikip\u00c3\u00a9dia : \u00c2\u00ab WikiMapia est un projet inspir\u00c3\u00a9 par Google Maps et par Wikip\u00c3\u00a9dia. WikiMapia utilise les vues satellitaires de Google Maps et permet de les annoter avec un syst\u00c3\u00a8me wiki. Les Russes Alexandre Koriakine et Evgeniy Saveliev ont lanc\u00c3\u00a9 ce projet le 24 mai 2006. Le projet est destin\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 \u00c2\u00ab cartographier et d\u00c3\u00a9crire la plan\u00c3\u00a8te Terre \u00c2\u00bb vue par satellite. Il fait partie des 1 000 sites les plus visit\u00c3\u00a9s et recense plus de 6 millions d&rsquo;endroits annot\u00c3\u00a9s. Alors qu&rsquo;aucune inscription n&rsquo;est requise pour \u00c3\u00a9diter WikiMapia, plus de 153 000 utilisateurs partout dans le monde sont actuellement inscrits. \u00c2\u00bb<\/p>\n<p>Le terme \u00ab\u00a0connaissance\u00a0\u00bb est utilis\u00c3\u00a9 ici dans une conception large et d\u00c3\u00a9signe aussi bien des articles que des livres, des histoires, des images, de la musique, des films, etc. Il faut se rappeler que chaque support poss\u00c3\u00a8de certaines particularit\u00c3\u00a9s que les autres n&rsquo;ont pas. Ainsi par exemple, un article sur l&rsquo;astronomie indienne contient principalement de la documentation issue de sources vari\u00c3\u00a9es m\u00c3\u00aame si la pr\u00c3\u00a9sentation finale de l&rsquo;information est celle propre \u00c3\u00a0 l&rsquo;auteur. Mais une histoire (un roman, une nouvelle&#8230;) est le travail cr\u00c3\u00a9atif \u00c3\u00a9mergeant compl\u00c3\u00a8tement de l&rsquo;imagination de l&rsquo;auteur.<\/p>\n<p>Ainsi, pour les humains, la connaissance se distingue des logiciels par une diff\u00c3\u00a9rence fondamentale. En effet, contrairement aux logiciels, certaines formes de connaissance ne se pr\u00c3\u00aatent pas aux modifications anonymes. Par exemple, une interview avec une personnalit\u00c3\u00a9 doit conserver sa forme et son contenu puisque c&rsquo;est le compte-rendu d&rsquo;une vraie conversation. Il serait dangereux de laisser quiconque la modifier.<\/p>\n<p>D&rsquo;un autre c\u00c3\u00b4t\u00c3\u00a9, la libert\u00c3\u00a9 pourrait \u00c3\u00aatre accord\u00c3\u00a9e, par exemple, de la publier ailleurs sans modification. De m\u00c3\u00aame, un artiste ne souhaiterait peut-\u00c3\u00aatre pas que n&rsquo;importe qui puisse modifier sa peinture, m\u00c3\u00aame si cela ne poserait pas de probl\u00c3\u00a8me. Il n&rsquo;est donc pas suffisant de disposer d&rsquo;une seule licence pour toutes les formes de savoir contrairement aux logiciels. Mais alors quelle est la solution ?<\/p>\n<h3><strong>Creative Commons<\/strong><\/h3>\n<p>La solution a d&rsquo;abord \u00c3\u00a9tait propos\u00c3\u00a9e par <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.creativecommons.org\/\">Creative Commons (CC)<\/a> en d\u00c3\u00a9cembre 2002. CC a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 lanc\u00c3\u00a9 par Lawrence Lessig, Professeur \u00c3\u00a0 la Stanford Law School, avec quelques amis pour r\u00c3\u00a9pondre pr\u00c3\u00a9cis\u00c3\u00a9ment \u00c3\u00a0 ce probl\u00c3\u00a8me. \u00c2\u00ab Creative Commons a repris l&rsquo;id\u00c3\u00a9e \u00ab\u00a0offrir des licences de droit d&rsquo;auteur libres\u00a0\u00bb du Free Software Movement. Mais le probl\u00c3\u00a8me que nous essayions de r\u00c3\u00a9soudre \u00c3\u00a9tait quelque peu diff\u00c3\u00a9rent \u00c2\u00bb dit Lessig.<\/p>\n<p>En quoi \u00c3\u00a9tait-il diff\u00c3\u00a9rent ? \u00c2\u00ab Nous ne partions pas d&rsquo;un monde sans culture propri\u00c3\u00a9taire. Au contraire, la culture propri\u00c3\u00a9taire avait toujours \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 l\u00c3\u00a0, les \u00c5\u201cuvres \u00c3\u00a9taient prot\u00c3\u00a9g\u00c3\u00a9es par un droit exclusif. (&#8230;) Mais globalement, le fardeau impos\u00c3\u00a9 par le droit d&rsquo;auteur aux autres cr\u00c3\u00a9ateurs et sur la culture en g\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9ral \u00c3\u00a9tait l\u00c3\u00a9ger. Et une somme importante de travail cr\u00c3\u00a9atif pouvait se faire hors des contraintes de la loi. <a title=\"...\" href=\"http:\/\/www.framablog.org\/index.php\/post\/2008\/06\/06\/...\">&#8230;<\/a> Tout ceci a commenc\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 changer avec la naissance des technologies num\u00c3\u00a9riques et pour une raison que personne n&rsquo;a vraiment cherch\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 comprendre. \u00c2\u00bb (<a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/creativecommons.org\/weblog\/entry\/5668\">source<\/a>).<\/p>\n<p>Une autre raison a entra\u00c3\u00aen\u00c3\u00a9 la formulation de ces licences. Apr\u00c3\u00a8s la Convention de Berne en 1886 il n&rsquo;\u00c3\u00a9tait plus n\u00c3\u00a9cessaire de d\u00c3\u00a9clarer un droit d&rsquo;auteur. Tout \u00c5\u201cuvre originale tombe automatiquement sous le r\u00c3\u00a9gime du droit d&rsquo;auteur. Et finalement il n&rsquo;est plus devenu n\u00c3\u00a9cessaire de marquer un document comme prot\u00c3\u00a9g\u00c3\u00a9 par le droit d&rsquo;auteur. Sauf d\u00c3\u00a9claration contraire, tout document qui n&rsquo;appartient pas au domaine public est prot\u00c3\u00a9g\u00c3\u00a9 par le droit d&rsquo;auteur.<\/p>\n<p>Rien que de savoir si un document est prot\u00c3\u00a9g\u00c3\u00a9 par les lois du droit d&rsquo;auteur devient par cons\u00c3\u00a9quent difficile. Cela rend la r\u00c3\u00a9-utilisation d&rsquo;\u00c5\u201cuvres d\u00c3\u00a9j\u00c3\u00a0 disponibles tr\u00c3\u00a8s compliqu\u00c3\u00a9e. De plus, les auteurs d\u00c3\u00a9sirant offrir certaines libert\u00c3\u00a9s aux autres n&rsquo;ont aucun moyen de le faire. Ils n&rsquo;avaient le choix qu&rsquo;entre le droit d&rsquo;auteur et le domaine public (qui conc\u00c3\u00a8de tous les droits \u00c3\u00a0 tout le monde).<\/p>\n<p>Creative Commons propose plusieurs licences gr\u00c3\u00a2ce auxquelles le cr\u00c3\u00a9ateur peut offrir certaines libert\u00c3\u00a9s aux gens, ou, comme le dit CC, <em>Certains Droits R\u00c3\u00a9serv\u00c3\u00a9s<\/em> en opposition au <em>Tous Droits R\u00c3\u00a9serv\u00c3\u00a9s<\/em> du r\u00c3\u00a9gime \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb du droit d&rsquo;auteur. CC dispose de quatre licences principales : Attribution (not\u00c3\u00a9e by), Noncommercial (nc), No Derivative Work (nd) et Share Alike (sa) (<em>NdT : Paternit\u00c3\u00a9, Pas d&rsquo;Utilisation Commerciale, Pas d&rsquo;\u00c5\u201cuvre D\u00c3\u00a9riv\u00c3\u00a9e et Partage \u00c3\u00a0 l&rsquo;Identique<\/em>). Ces licences peuvent \u00c3\u00aatre <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/fr.creativecommons.org\/contrats.htm\">combin\u00c3\u00a9es<\/a> pour produire de nouvelles licences comme by-sa, by-nc-nd etc. qui sont plus utiles que les licences principales.<\/p>\n<p>CC a \u00c3\u00a9galement \u00c3\u00a9labor\u00c3\u00a9 une Licence de Sample qui permet aux autres d&rsquo;utiliser des portions de votre \u00c5\u201cuvre dans leur propre \u00c5\u201cuvre. Vous vous souvenez de la jeune auteure indienne, Kaavya Viswanathan, punie il y a quelques temps pour l&rsquo;utilisation de passages d&rsquo;autres livres dans sa nouvelle, m\u00c3\u00aame si les lecteurs appr\u00c3\u00a9ciaient sa nouvelle ?<\/p>\n<p>Un d\u00c3\u00a9veloppement int\u00c3\u00a9ressant permis par CC a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 la cr\u00c3\u00a9ation d&rsquo;un morceau de musique par la collaboration d&rsquo;artistes qui ne se sont jamais rencontr\u00c3\u00a9s. Colin Mutchler, un d\u00c3\u00a9fenseur de l&rsquo;utilisation des m\u00c3\u00a9dia et de la technologie pour donner envie aux gens de prendre des mesures en faveur d&rsquo;une \u00c3\u00a9conomie durable, a envoy\u00c3\u00a9 <em>My Life<\/em>, une chanson jou\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 la guitare acoustique, sur Opsound, un r\u00c3\u00a9pertoire de musique qui impose aux morceaux soumis d&rsquo;\u00c3\u00aatre sous licence Attribution-Share Alike ; Cora Beth, une personne compl\u00c3\u00a8tement inconnue de Colin, y a ajout\u00c3\u00a9 un violon pour cr\u00c3\u00a9er <em>My Life Changed<\/em>. Aucun avocat de la Propri\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 Intellectuelle n&rsquo;a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 consult\u00c3\u00a9, ou maltrait\u00c3\u00a9, pour cela. Gilberto Gil, le ministre br\u00c3\u00a9silien de la Culture et musicien laur\u00c3\u00a9at d&rsquo;un Grammy Award supporte la libert\u00c3\u00a9 de la culture et a sorti quelques-unes de ses musiques sous la licence CC Sampling.<\/p>\n<h3><strong>Rentable \u00c3\u00a9galement<\/strong><\/h3>\n<p>Une question qu&rsquo;il est naturel de se poser est alors : est-ce que le cr\u00c3\u00a9ateur ne va pas perdre ses revenus s&rsquo;il permet aux gens d&rsquo;utiliser ses cr\u00c3\u00a9ations librement ? L&rsquo;exp\u00c3\u00a9rience montre que \u00c3\u00a7a n&rsquo;est pas le cas. Par exemple, les groupes de musique affirment que les t\u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9chargements de musique libre en fait les aident \u00c3\u00a0 faire plus de concerts et leur source de revenus principale est la sc\u00c3\u00a8ne (<a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.news.com\/2010-1071-944488.html\">source<\/a>). Une recherche sur Google vous fera d\u00c3\u00a9couvrir d&rsquo;autres \u00c3\u00a9tudes de ce genre.<\/p>\n<p>Comme Stallman et d&rsquo;autres l&rsquo;ont sugg\u00c3\u00a9r\u00c3\u00a9, un lien sur la page de t\u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9chargement peut permettre aux utilisateurs d&rsquo;effectuer un paiement volontairement. Pour une \u00c5\u201cuvre assez bonne cela peut apporter \u00c3\u00a0 son auteur une somme appr\u00c3\u00a9ciable. De toute fa\u00c3\u00a7on des copies ill\u00c3\u00a9gales de la plupart des films ou des musiques sont disponibles gratuitement, particuli\u00c3\u00a8rement dans les pays \u00c3\u00a9mergents et rien n&rsquo;est arriv\u00c3\u00a9, ni \u00c3\u00a0 l&rsquo;industrie de la musique, ni \u00c3\u00a0 celle du film.<\/p>\n<p>Cependant, \u00c3\u00a0 long terme, les industries de l&rsquo;\u00c3\u00a9dition, du disque et du cin\u00c3\u00a9ma pourraient avoir \u00c3\u00a0 adopter un nouveau paradigme qui pourrait \u00c3\u00aatre d\u00c3\u00a9fini par les nouvelles technologies qui \u00c3\u00a9mergeront \u00c3\u00a0 coup s\u00c3\u00bbr, m\u00c3\u00aame si ces industries se sont toujours montr\u00c3\u00a9es tr\u00c3\u00a8s attach\u00c3\u00a9s aux anciens paradigmes et qu&rsquo;elles font tout ce qu&rsquo;elles peuvent pour ne pas changer. Souvenez-vous des protestations de l&rsquo;industrie de la musique lorsque l&rsquo;enregistreur cassette a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 invent\u00c3\u00a9. Pourtant jusqu&rsquo;\u00c3\u00a0 maintenant aucun changement drastique n&rsquo;est en vue.<\/p>\n<p>L&rsquo;industrie du disque aux \u00c3\u2030tats-Unis a r\u00c3\u00a9ussi \u00c3\u00a0 mettre le l\u00c3\u00a9gislateur de son c\u00c3\u00b4t\u00c3\u00a9 pour subvenir \u00c3\u00a0 ses propres besoins au travers de la technologie des DRM (<em>NdT : Digital Rights Managements ou Mesures Techniques de Protection<\/em>) et une loi associ\u00c3\u00a9e et le DMCA (<em>NdT : Digital Millenium Copyright Act dont la loi DADVSI est la transposition en droit fran\u00c3\u00a7ais<\/em>). Stallman et les partisans du logiciel libre appellent les DRM Digital Restrictions Managements (ou Mesures Techniques de Privation). Les DRM emp\u00c3\u00aachent en fait les gens de copier les \u00c5\u201cuvres incorporant cette technologie ou encore de jouer l&rsquo;enregistrement sur un autre lecteur. Par cons\u00c3\u00a9quent, le mot Restrictions (Privations) semble plus appropri\u00c3\u00a9.<\/p>\n<p>Les fans de musique se sont oppos\u00c3\u00a9s \u00c3\u00a0 cette politique et on peut trouver beaucoup d&rsquo;articles sur le Web \u00c3\u00a0 ce sujet. Ils disent que les DRM les emp\u00c3\u00aachent m\u00c3\u00aame d&rsquo;exercer leur droit \u00c3\u00a0 la copie priv\u00c3\u00a9e. Les opposants ont cr\u00c3\u00a9\u00c3\u00a9 des logiciels qui peuvent outrepasser la technologie DRM. Mais le DMCA (<em>NdT : tout comme la DADVSI<\/em>) rend ill\u00c3\u00a9gal la cr\u00c3\u00a9ation ou l&rsquo;utilisation d&rsquo;une technologie visant \u00c3\u00a0 briser les DRM. Heureusement, ces lois ne sont actuellement en vigueur que dans quelques pays. L&rsquo;industrie du disque fait pression sur l&rsquo;Inde et d&rsquo;autres pays pour adopter ces lois. Mais esp\u00c3\u00a9rons que l&rsquo;Inde choisisse d&rsquo;offrir les b\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9fices des technologies \u00c3\u00a0 son peuple plut\u00c3\u00b4t qu&rsquo;aux industriels.<\/p>\n<p>Les publications dans des revues scientifiques \u00c3\u00a9taient \u00c3\u00a0 l&rsquo;origine faites pour communiquer les r\u00c3\u00a9sultats des recherches \u00c3\u00a0 d&rsquo;autres scientifiques. La premi\u00c3\u00a8re revue scientifique au sens moderne est le Philosophical Transactions de la Royal Society of London dont la publication a commenc\u00c3\u00a9 en 1665. A l&rsquo;\u00c3\u00a9poque, seule l&rsquo;imprimerie permettait cette communication. La plupart des premiers journaux \u00c3\u00a9taient \u00c3\u00a9dit\u00c3\u00a9s par des soci\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9s de chercheurs comme la Royal Society. Avec l&rsquo;augmentation du nombre de revues et de chercheurs, les \u00c3\u00a9diteurs se sont dits qu&rsquo;une manne leur tendait les bras.<\/p>\n<p>Quelques grandes maisons d&rsquo;\u00c3\u00a9dition ont investi le march\u00c3\u00a9 et, bizarrement, le prix des revues s&rsquo;est aussi mis \u00c3\u00a0 augmenter. Finalement, la communaut\u00c3\u00a9 scientifique a commenc\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 se r\u00c3\u00a9volter contre les revues qui faisaient payer le prix fort. En 2001, deux organisations ont co-publi\u00c3\u00a9 <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.arl.org\/sparc\/DI\/\">Declaring Independence<\/a>.<\/p>\n<h3><strong>R\u00c3\u00a9mun\u00c3\u00a9rer l&rsquo;\u00c3\u00a9diteur<\/strong><\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00c3\u00a9dition scientifique est \u00c3\u00a0 bien des \u00c3\u00a9gards diff\u00c3\u00a9rente des autres formes d&rsquo;\u00c3\u00a9dition. Ici les articles sont r\u00c3\u00a9dig\u00c3\u00a9s par les chercheurs et relus par des chercheurs. Les \u00c3\u00a9diteurs du journal sont souvent eux-m\u00c3\u00aames des chercheurs \u00c3\u00a9galement. Les maisons d&rsquo;\u00c3\u00a9dition ne font qu&rsquo;imprimer et envoyer le journal aux abonn\u00c3\u00a9s. Le salaire des chercheurs provient essentiellement de l&rsquo;argent public. Leur travail de recherche est \u00c3\u00a9galement financ\u00c3\u00a9 par l&rsquo;argent public. Et pourtant c&rsquo;est la maison d&rsquo;\u00c3\u00a9dition qui d\u00c3\u00a9tient les droits sur les articles.<\/p>\n<p>Les chercheurs et le public doivent s&rsquo;abonner \u00c3\u00a0 ces journaux (ils doivent payer l&rsquo;\u00c3\u00a9diteur) pour avoir acc\u00c3\u00a8s aux informations obtenues gr\u00c3\u00a2ce \u00c3\u00a0 l&rsquo;argent public. Et le prix des journaux a commenc\u00c3\u00a9 \u00c3\u00a0 augmenter au point que certaines universit\u00c3\u00a9s parmi les plus ais\u00c3\u00a9es dans les pays industrialis\u00c3\u00a9s ont de plus en plus de mal \u00c3\u00a0 s&rsquo;abonner \u00c3\u00a0 tous les journaux qui traitent de leurs activit\u00c3\u00a9s. C&rsquo;est dans ces conditions que les scientifiques ont commenc\u00c3\u00a9 leur r\u00c3\u00a9volte. On attribue la naissance du mouvement \u00c3\u00a0 une p\u00c3\u00a9tition de 2001 \u00c3\u00a0 l&rsquo;initiative de Patrick Brown et de Michael Eisen m\u00c3\u00aame si des voix isol\u00c3\u00a9es les pr\u00c3\u00a9c\u00c3\u00a9daient.<\/p>\n<p>Ainsi, Prof. Donald Knuth, auteur du classique <em>Art of Computer Programming<\/em> et inventeur de Tex, un langage de traitement de texte pour documents techniques, \u00c3\u00a9crit : \u00c2\u00ab J&rsquo;adore ma biblioth\u00c3\u00a8que et les autres biblioth\u00c3\u00a8ques que je visite fr\u00c3\u00a9quemment et \u00c3\u00a7a me met en rage de voir les prix qu&rsquo;ils imposent aux biblioth\u00c3\u00a8ques. J&rsquo;ai donc \u00c3\u00a9crit une lettre sal\u00c3\u00a9e \u00c3\u00a0 Elsevier en ao\u00c3\u00bbt 2001 pour leur faire part de ma grande inqui\u00c3\u00a9tude quant \u00c3\u00a0 leur future politique de prix pour le Journal of Algorythms. Elsevier a cependant ignor\u00c3\u00a9 ma lettre et ne m&rsquo;a pas r\u00c3\u00a9pondu. \u00c2\u00bb (<a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www-cs-faculty.stanford.edu\/%7Eknuth\/joalet.pdf\">source<\/a>)<\/p>\n<p>La p\u00c3\u00a9tition de Brown et Eisen appelait tous les scientifiques \u00c3\u00a0 s&rsquo;engager \u00c3\u00a0 partir de septembre 2001 \u00c3\u00a0 ne plus soumettre leurs papiers aux journaux qui ne rendaient pas le texte complet de leurs travaux accessible \u00c3\u00a0 tous, librement et sans entraves, que ce soit imm\u00c3\u00a9diatement ou apr\u00c3\u00a8s un d\u00c3\u00a9lai de quelques mois.<\/p>\n<p>La fondation de la Public Library of Science (PLoS) a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 la grande \u00c3\u00a9tape suivante du mouvement vers la lib\u00c3\u00a9ration des \u00c3\u00a9ditions scientifiques. Malgr\u00c3\u00a9 le soutien d&rsquo;un \u00c3\u00a9minent prix Nobel, Dr. Harold Varmus, ils ont d\u00c3\u00bb patienter quelques temps avant de devenir compl\u00c3\u00a8tement op\u00c3\u00a9rationnels et de publier le journal PLoS Biology en 2003.<\/p>\n<p>Maintenant ils \u00c3\u00a9ditent sept journaux dont le contenu est disponible librement sur Internet. Ils ont adopt\u00c3\u00a9 un mod\u00c3\u00a8le o\u00c3\u00b9 les auteurs des articles paient pour \u00c3\u00aatre publi\u00c3\u00a9s. Ils conservent un fond, comme le font d&rsquo;autres journaux du m\u00c3\u00aame type, pour affranchir de tout paiement les auteurs de pays \u00c3\u00a9mergents ou les auteurs qui n&rsquo;ont pas les moyens suffisants.<\/p>\n<p>En Europe, la Budapest Open Access Initiative, qui est \u00c3\u00a0 la fois une d\u00c3\u00a9claration d&rsquo;intention, de strat\u00c3\u00a9gie et d&rsquo;engagement, a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 sign\u00c3\u00a9e par plusieurs scientifiques lors d&rsquo;une r\u00c3\u00a9union organis\u00c3\u00a9e par l&rsquo;Open Society Institute en d\u00c3\u00a9cembre 2001. Aujourd&rsquo;hui des milliers de scientifiques sont signataires de l&rsquo;initiative. Elle a eu un impact tr\u00c3\u00a8s fort dans le monde entier, en particulier en Europe.<\/p>\n<p>Plusieurs agences de recherche et de financement, comme le Organisation Europ\u00c3\u00a9enne pour la Recherche Nucl\u00c3\u00a9aire (CERN) et le National Institutes of Health (NIH), ont impos\u00c3\u00a9 l&rsquo;acc\u00c3\u00a8s libre pour toutes les publications issues de recherches qu&rsquo;ils ont financ\u00c3\u00a9es.<\/p>\n<p>L&rsquo;Acc\u00c3\u00a8s Libre (AL) signifie que toutes les publications sont librement accessibles par les autres scientifiques et par le public. En fait, il offre toute libert\u00c3\u00a9 aux utilisateurs et demande simplement que l&rsquo;auteur soit reconnu et que l&rsquo;int\u00c3\u00a9grit\u00c3\u00a9 des documents soit conserv\u00c3\u00a9e. Bien s\u00c3\u00bbr il ne permet pas la r\u00c3\u00a9-\u00c3\u00a9dition des documents, dans leur forme originale ou modifi\u00c3\u00a9e, comme les licences CC le font. Mais L&rsquo;Acc\u00c3\u00a8s Libre aux publications scientifiques est une avanc\u00c3\u00a9e tr\u00c3\u00a8s importante dans des pays comme l&rsquo;Inde.<\/p>\n<p>Le gouvernement d&rsquo;Inde devrait par cons\u00c3\u00a9quent imposer l&rsquo;Acc\u00c3\u00a8s Libre pour toutes les publications issues de recherches financ\u00c3\u00a9es par l&rsquo;argent public. Cela peut-\u00c3\u00aatre r\u00c3\u00a9alis\u00c3\u00a9 de deux mani\u00c3\u00a8res : soit l&rsquo;auteur affiche l&rsquo;article sur son site Web, sur le site de son institut ou sur un site de centralisation (les revues qui permettent cela sont appel\u00c3\u00a9s AL vert) soit il peut publier dans des revues Acc\u00c3\u00a8s Libre qui affichent leur contenu sur leur propre site Web (appel\u00c3\u00a9es AL d&rsquo;or). Heureusement, une grande partie des journaux indiens sont AL. Mais la plupart des bons articles d&rsquo;Inde sont publi\u00c3\u00a9s dans des journaux \u00c3\u00a9trangers qui ne sont pas n\u00c3\u00a9cessairement AL.<\/p>\n<h3><strong>La libert\u00c3\u00a9 dans le commerce<\/strong><\/h3>\n<p>Nous allons parler ici d&rsquo;une nouvelle exp\u00c3\u00a9rience men\u00c3\u00a9e en Inde. L&rsquo;id\u00c3\u00a9e est de parvenir \u00c3\u00a0 une transparence totale du commerce. Une entreprise technologique nomm\u00c3\u00a9e <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.wikiocean.net\/\">WikiOcean<\/a> a vu le jour \u00c3\u00a0 Pune. L&rsquo;entreprise est unique de part le fait qu&rsquo;elle expose tout son fonctionnement sur son site Web, m\u00c3\u00aame ses transactions financi\u00c3\u00a8res. Ils appellent ce genre de syst\u00c3\u00a8me un w\u00c3\u00a9kosyst\u00c3\u00a8me, un jeu de mot entre wiki et \u00c3\u00a9cosyst\u00c3\u00a8me. Comme l&rsquo;explique le site Web : \u00c2\u00ab WikiOcean est une organisation participative, non-propri\u00c3\u00a9taire o\u00c3\u00b9 les professionnels rejoignent un mod\u00c3\u00a8le de partage des b\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9fices comme expliqu\u00c3\u00a9 dans le w\u00c3\u00a9kosyst\u00c3\u00a8me. \u00c2\u00bb<\/p>\n<p>Cette entreprise a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 inspir\u00c3\u00a9e par la transparence des logiciels libres et, en fait, l&rsquo;un de ceux que l&rsquo;on pourrait appeler les catalyseurs (ceux qui r\u00c3\u00a9gulent la structure et la dynamique de W\u00c3\u00a9kosyst\u00c3\u00a8me) est le pr\u00c3\u00a9sident de la Free Software Foundation of India, Prof. G. Nagarjuna. L&rsquo;entreprise travaille d\u00c3\u00a9j\u00c3\u00a0 sur quelques projets. Mais il est encore trop t\u00c3\u00b4t pour juger des chances de survie d&rsquo;une telle entreprise. Souhaitons que tout se passe pour le mieux.<\/p>\n<p>Une autre id\u00c3\u00a9e compl\u00c3\u00a8tement exotique est de copier le mod\u00c3\u00a8le des logiciels libres pour d&rsquo;autres produits. En d&rsquo;autres termes rendre tous les besoins librement disponibles pour tous. Bien que \u00c3\u00a7a puisse sembler absurde il ne faudrait pas rejeter cette id\u00c3\u00a9e puisque certains efforts \u00c3\u00a0 petite \u00c3\u00a9chelle ont \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 lanc\u00c3\u00a9s et semblent fonctionner.<\/p>\n<p>Cette id\u00c3\u00a9e est envisag\u00c3\u00a9e par un groupe pas si petit que \u00c3\u00a7a qui s&rsquo;appelle Oekonux (d\u00c3\u00a9riv\u00c3\u00a9 de oekonomie, le terme allemand pour \u00c3\u00a9conomie et Linux). Vous pourrez en apprendre plus sur <a hreflang=\"en\" href=\"http:\/\/www.oekonux.org\/\">www.oekonux.org<\/a> et vous pouvez rejoindre leur liste de diffusion si vous \u00c3\u00aates vraiment int\u00c3\u00a9ress\u00c3\u00a9s.<\/p>\n<p>Comme nous l&rsquo;avons vu, les nouvelles technologies apportent de nouveaux d\u00c3\u00a9fis, de nouvelles id\u00c3\u00a9es. Et nous serons peut-\u00c3\u00aatre amen\u00c3\u00a9s \u00c3\u00a0 r\u00c3\u00a9-\u00c3\u00a9crire de vieilles lois qui avaient \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 cr\u00c3\u00a9\u00c3\u00a9es pour des situations compl\u00c3\u00a8tement diff\u00c3\u00a9rentes, un autre paradigme technologique.<\/p>\n<p>Quand de nouvelles technologies apparaissent il nous faut changer nos lois pour nous adapter \u00c3\u00a0 la nouvelle donne afin que la soci\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 puisse pleinement b\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9ficier de la nouvelle technologie ou alors seule une petite portion de la soci\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 en r\u00c3\u00a9coltera tous les bienfaits. Et au rythme auquel la technologie \u00c3\u00a9volue il ne va pas \u00c3\u00aatre facile de suivre toutes ses implications. Nos technocrates et nos l\u00c3\u00a9gislateurs vont devoir suivre le rythme.<\/p>\n<p><em>source :<\/em> <a href=\"http:\/\/www.framablog.org\/index.php\/post\/2008\/06\/06\/une-nouvelle-vague-de-liberte\">blog de framasoft<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A new wave of freedom : V. Sasi Kumar &#8211; Mai 2008 &#8211; Frontline Magazine (India) Cet article (et sa traduction par Framasoft) est publi\u00c3\u00a9 sous licence Creative Commons Attribution Share Alike 2.5. ************************&#46;&#46;&#46;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":55,"menu_order":4,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"page-temp-fullwidth.php","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-801","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/guy.pastre.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/801","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/guy.pastre.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/guy.pastre.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/guy.pastre.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/guy.pastre.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=801"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/guy.pastre.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/801\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":810,"href":"https:\/\/guy.pastre.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/801\/revisions\/810"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/guy.pastre.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/55"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/guy.pastre.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=801"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}